нιsтσιяε ά мέ∂ιтεя : Aime pour ton frère ce que tu aimes pour toi même...
« Mon père et mon oncle sont deux frères de même père et de même mère. Leur père mourut pauvre, et après sa mort, ils vécurent sous le même toit.
Mon oncle se disputait et se comportait mal avec mon père, et ce, en dépit du fait que mon père soit plus âgé que lui, et malgré cela, mon père faisait preuve de patience et supportait.
Mon oncle travailla dans le commerce ; son argent se multiplia et il devint riche. Quant à mon père, il resta employé et endura une vie dure avec un grand nombre d’enfants et beaucoup de charges. Il aimait ses enfants et il les comblait, et il entretenait les liens familiaux avec ses petits frères et ses petites sœurs.
Un jour, un groupe de proches nous rendit visite, et mon père, étant donné qu’il est le plus âgé de ses frères, les invita, puis mon oncle les invita également.
Lorsque nous fûmes chez mon oncle, ce dernier se comportait avec mon père avec dédain et je le voyais faire des gestes pour diminuer de la valeur de mon père ; quant à mon père, il faisait preuve de patience ; malgré mon jeune âge, cela me faisait souffrir.
Les jours passèrent très vite, et le jour de l’Aïd, nous, les cousins décidâmes d’aller voir notre oncle pour lui souhaiter un bon Aïd. Lorsque nous entrâmes chez mon oncle, il nous accueillit avec un air renfrogné ; et du fait que c’était mon idée, il me cracha à la figure ; j’essuyai alors le crachat avec le coin de ma ‘utra (style de foulard que mettent les homme pour se couvrir la tête) et nous sortîmes de chez lui chassés et déçus.
Depuis cet événement, trente années s’écoulèrent sans que je ne rencontre mon oncle.
Je finis mes études, fut diplômé et devint – Louanges à Allah – un ingénieur connu.
Je réussissais dans mon travail, puis gravis les échelons jusqu’à ce que je devins le président du conseil administratif d’une société nationale.
Un jour, mon oncle entra dans mon bureau et me salua avec respect, je me levai alors vers lui tout souriant, lui baisa la main, lui fis un bon accueil et lui dis : « En vérité cher oncle ! Ta visite est étrange ! ..».
Il me répondit : « Sache Ô mon fils ! que je suis venu chercher du travail, car aujourd’hui, je suis dans la besoin !.. ».
A ce moment là, j’eus les larmes au yeux… Puis je lui fis apporter une tasse de thé et lui donna une feuille sur laquelle il rédigea sa demande, je pris ensuite la feuille et la signa pour acceptation… Et ainsi, mon oncle devint un de mes employés.
Aussitôt après le travail, je partis voir mon père qui fut étonné de ma visite à une heure pareille et qui s’empressa de me dire : « Rien de grave j’espère ? » ; je lui dis alors : « Je suis venu t’informer que mon oncle est devenu un de mes employés !… ».
Mon père garda le silence un long moment, puis il leva la tête vers moi et me dit : « Oh mon fils ! prends garde à ne pas te réjouir de son malheur ! »
Puis il s’essuya les larmes et dit : « Ô mon fils ! soit bienveillant envers ton oncle, car il a besoin de toi ».
Puis, mon père m’informa qu’à chaque mois de Ramâdan, il versait à mon oncle une partie des impôts de sa fortune, puis me dit : « Je te conseil d’être modeste et bienveillant avec ton oncle, et Louanges à Allah qui nous a préféré à beaucoup de ses créatures ».
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