✰ •* ˚ Les Dettes ✰ •* ˚ :
↬ {Ô les croyants ! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit; et qu’un scribe l’écrive, entre vous, en toute justice; un scribe n’a pas à refuser d’écrire selon ce qu’Allah lui a enseigné ; qu’il écrive donc, et que dicte le débiteur : qu’il craigne Allah son Seigneur, et se garde d’en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler. Et que les témoins ne refusent pas quand ils sont appelés. Ne vous lassez pas d’écrire la dette, ainsi que son terme, qu’elle soit petite ou grande : c’est plus équitable auprès d’Allah, et plus droit pour le témoignage, et plus susceptible d’écarter les doutes. Mais s’il s’agit d’une marchandise présente que vous négociez entre vous: dans ce cas, il n’y a pas de péché à ne pas l’écrire. Mais prenez des témoins lorsque vous faites une transaction entre vous ; et qu’on ne fasse aucun tort à aucun scribe ni à aucun témoin. Si vous le faisiez, cela serait une perversité en vous. Et craignez Allah. Alors Allah vous enseigne et Allah est Omniscient}
[Sourate 2 ; 282]
↬ {A celui qui est dans la gêne, accordez un sursis jusqu’à ce qu’il soit dans l’aisance. Mais il est mieux pour vous de faire remise de la dette par charité! Si vous saviez !}
[Sourate 2 ; 280]
↬ {Les Ṣadaqāts ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (à l’Islam), l’affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d’Allah, et pour le voyageur (en détresse). C’est un décret d’Allah! Et Allah est Omniscient et Sage}
[Sourate 9 ; 60]
↬ D'après 'Abd Llah Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée lui et son père), le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « La dette est de deux types :
Celui qui meurt alors qu'il avait l'intention de rembourser alors celui-ci je suis son responsable (*) et celui qui meurt alors qu'il n'avait pas l'intention de rembourser alors c'est celui-ci dont les bonnes actions seront prises car ce jour-là il n'y aura pas de dinar ni de dirham ».
[Rapporté par At-Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1803]
(*) C'est à dire que le Prophète (صلى الله عليه وسلم), à la fin de sa vie, réglait les dettes des musulmans qui mourraient endettés malgré le fait qu'ils faisaient des efforts pour rembourser leurs dettes.
Certains savants ont dit qu'après la mort du Prophète (صلى الله عليه وسلم) ceci incombe au gouverneur musulman.
[Voir Fath Al Bari 4/558]
↬ D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « L'âme du croyant est accrochée à sa dette jusqu'à ce qu'elle soit payée pour lui ».
[Rapporté par At-Tirmidhi n°1078 qui l'a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani]
↬ D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « C'est un devoir pour Allah que d'aider trois personnes : le combattant dans le sentier d'Allah, la personne endettée qui veut rembourser sa dette et celui qui se marie en voulant par cela la chasteté ».
[Rapporté par At-Tirmidhi n°1655 qui l'a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani]
↬ D'après Salama Ibn Al Akwa' (qu'Allah l'agrée), on a apporté un mort au Prophète (صلى الله عليه وسلم) pour qu'il prie sur lui alors il a dit : « Avait-il une dette ? » Ils ont dit : 'Non'. Alors le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a prié sur lui. Puis on a apporté un autre mort, il a dit : « Avait-il une dette ? » Ils ont dit : 'Oui'. Alors le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Priez sur votre Compagnon ».
Abou Qatada (qu'Allah l'agrée) a dit : "Je m'occupe de sa dette ô Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) ! Alors le Prophète (صلى الله عليه وسلم) pria sur lui.
[Rapporté par Al-Boukhari n°2295]
↬ Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : "Celui qui donne un répit à un (débiteur) sans argent ou qui efface (partiellement ou complètement) sa dette, Allah lui donnera place sous l’ombre (de Son Trône le Jour du Jugement Dernier)"
[Rapporté par Muslim]
↬ D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : "Celui qui laisse des biens (après la mort), ces biens reviennent à ses héritiers, et celui qui laisse (après sa mort), une personne à charge, celle-ci est à notre charge"
[Rapporté par Al-Boukhari, 2398]
↬ D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : "J'ai plus de droit sur tout croyant dans le monde-bas et dans l'au-delà, récitez si vous voulez ce verset : {Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes...} [Sourate 33 ; 6]. Et chaque croyant qui meurt sera hérité par ses asaba (héritiers en général) quels qu'il soient ; et celui qui laisse (après sa mort) des dettes ou des personnes, qu'on vienne à moi, je m'en charge"
[Rapporté par Al-Boukhari, 2399]
↬ D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : "Le retardement du riche à s'acquitter de ce qu'il doit payer est une injustice"
[Rapporté par Al-Boukhari, 2400]
↬ Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : "La mendicité ressemble à une blessure infligée à la face de l'homme, sauf s'il s'adresse à une autorité pour demander son dû ou pour répondre à une nécessité pressante"
[Rapporté par Ahmed 5/10, 19,22]
Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit également à Qobayssa : "Certes, cette pratique n'est permise que dans l'un des trois cas suivants : - Un homme qui a contracté une dette (afin de réconcilier des personnes en conflit), alors il lui est permis de demander de l'argent à autrui et cesser une fois sa dette réglée ; - un homme qui a été frappé par une pandémie qui a balayé ses biens, alors cette pratique lui est permise jusqu'à ce qu'il atteigne le seuil de la survie ; - et un homme qui souffre de la pauvreté au point que trois témoins avisés de son peuple disent : "Telle personne souffre vraiment de la pauvreté", dans ce cas, il lui est permis de mendier afin d'atteindre le seuil de la survie, -ou bien a-t-il dit de quoi vivre-. Autrement, Ô Qobaysa ! L'argent gagné de la sorte est indûment gagné"
[Rapporté par Muslim 2/722 n°1044]
🔶 Q : "Est-ce que l'âme d'un mort endetté, qui n'a pas laissé, par pauvreté, de quoi honorer ses dettes, est mise en gage et suspendue ?"
R : Il a été consigné par 'Ahmad 2/440, par At-Tirmidhî et Ibn Mâdja d'après Abou Hourayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit : "L'âme du croyant reste accrochée à sa dette jusqu'à ce qu'elle soit acquittée". Cela s'applique à celui qui a laissé de quoi acquitter sa dette. Mais, celui qui est mort pauvre, sans laisser de quoi honorer ses dettes, il est espéré que ce hadith ne le concerne pas conformément à cette parole d'Allah, l'Exalté : {Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité}. [Sourate 2 ; 286]. Et à cette autre parole : {A celui qui est dans la gêne, accordez un sursis jusqu'à ce qu'il soit dans l'aisance}. [Sourate 2 ; 280]. Ce hadith ne s'applique pas non plus à celui qui a noué la sincère intention d'honorer sa dette, lors de son emprunt, mais qui est mort sans l'avoir honorée comme cela est transcrit par Al-Boukhârî (qu'Allah lui fasse miséricorde), du hadith rapporté D’après Abou Hourayra (Qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit : 'Ahmad 2/361, 417, Al-Boukhârî 3/82, dans (At-Târikh Al-Kabîr) 1/371 sous le numéro (1181), Ibn Mâdja 2/806 sous le numéro (2411) en rapportant une partie du texte du hadith, Al-Bayhaqî 5/354, et Al-Baghawî 8/202 sous le numéro (2146) : "Quiconque prend les biens des gens tout en ayant l’intention de les rendre, Allah lui en facilitera l’acquittement. Et quiconque les prend tout en n’ayant pas l’intention de ne pas les rembourser, Allah l’anéantit".
[Numéro de la partie: 8, Numéro de la page : 345]
Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.
[Fatwa Ibn Baz (رحمه الله) - numéro (2235)]
🔶 Q : "Une personne contracte une dette auprès d'une autre avec l'intention de ne pas la rembourser. Après qu'Allah l'a guidée, elle recherche en vain son créancier afin de lui remettre son argent. Que devrait-elle faire ? Une personne contracte une dette auprès de plusieurs personnes et veut rembourser à chacune, mais ne sait plus qui sont ses créanciers. Que devrait-elle faire ?"
(Numéro de la partie : 13, Numéro de la page : 176)
R : "Premièrement : On doit rembourser la dette à celui auprès de qui on l'a contractée si on le trouve. Mais s'il est mort, on doit la rembourser à ses héritiers, se repentir et implorer le pardon d'Allah pour ce qui s'est passé.
Deuxièmement : On doit s'efforcer de connaître ses créanciers et leur rembourser leur argent. A défaut, on doit le rembourser à leurs héritiers s'ils sont décédés".
[Fatwa Ibn Baz (رحمه الله) - numéro (13376)]
🔶 Q : "Est-il permis au débiteur de demander au créancier de l'acquitter du reste de sa dette s'il est insolvable ? Si le créancier accepte d'acquitter le débiteur de cette dette, dans ce cas, le débiteur en est-il acquitté jusqu'au Jour Dernier ? Quelle est la formule que le créancier doit dire au débiteur afin qu'il se sente acquitté de sa dette ?"
R : Si le débiteur est riche et capable de rembourser sa dette, il doit se hâter de le faire à l'échéance. Il lui est interdit de différer le remboursement. Si le débiteur se trouve dans cette situation, il ne lui est pas permis de demander la dispense au créancier, car c'est une forme de demande sans nécessité. En revanche, si le débiteur est insolvable et n'a pas de quoi rembourser sa dette ou une partie, il lui est permis de demander au créancier de le dispenser de la dette qu'il ne peut rembourser ou fixer une autre échéance afin qu'il puisse la rembourser.
(Numéro de la partie : 13, Numéro de la page : 178)
Il ne devient quitte que s'il l'en acquitte et l'en dispense. Toute formule signifiant son acquittement de sa dette telle que le fait pour le créancier de dire au débiteur : "je t'ai acquitté de ta dette ou de ce qu'il te reste à payer" ou "tu es acquitté de ta dette" ou "je t'ai dispensé de ta dette" ou "je t'ai pardonné" ou "mon argent que tu as chez toi t'appartient" et bien d'autres expressions, suffisent pour acquitter le débiteur de sa dette.
Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.
[Fatwa Ibn Baz (رحمه الله) - numéro (19886)]
🔶 Q : "Une personne contracte une dette sans intérêt à échéance déterminée. Si elle est incapable de rembourser la dette à cette période on lui impose un intérêt. Quel en est l'avis religieux ?"
R : "Ajouter l'intérêt sur la dette après qu'on est incapable de la rembourser relève de l'usure pure et de l'usure de l'ère antéislamique qui est absolument interdite. Les preuves interdisant l'usure sont nombreuses et connues.
Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons".
[Fatwa Ibn Baz (رحمه الله) - numéro (19209)]
🔶 Q : "Mon frère est décédé alors que je lui devais une dette de 30000 dirhams marocains, tout en sachant qu'il n'avait pas d'enfants, et qu'il a laissé une femme, une mère, un père, trois sœurs et un frère. Je suis le second frère et je veux régler cette dette, que dois-je faire ?"
R : "Vous devez rembourser la dette aux héritiers de votre frère, qui sont sa femme, sa mère et son père si la situation est telle que vous l'avez décrite dans la question. Par contre, les frères et les sœurs n'auront rien ; parce que le père les évince. La répartition de l'héritage, si la situation est telle qu'elle a été mentionnée, est de douze parts : la femme obtient le quart = trois parts, la mère obtient le sixième = deux parts et le reste, soit les sept parts, sont pour le père. Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur le Prophète ainsi que sur sa famille et ses Compagnons".
[Fatwa Ibn Baz (رحمه الله) - numéro (20241)]
Payer les dettes du défunt avec l'héritage ? Sheikh ibn 'Otheymine
Payer les dettes du défunt avec l'héritage ? Sheikh ibn 'Otheymine Cours et avis religieux dans la mosquée sacrée de la Mecque.
Faire le pélerinage avec des dettes chez un non-muslim - Cheikh al Louhaydan
islam coran Quran koran sunna sounna souna sunnah prophète prophet salafis salafiste salafisme califat jihad ALLAH mohamed kitab minhaj sunna salafs salih is...
/image%2F0459649%2F20160124%2Fob_01d910_z-voilee33.jpg)
