▪ Question : "Certains musulmans participent aux fêtes des chrétiens. Quels conseils leur prodigueriez-vous ?"
Réponse : "Il n’est pas permis au musulman et à la musulmane de participer aux fêtes des chrétiens, juifs et autres mécréants. Il est même obligatoire de délaisser cela, car quiconque imite un peuple en fait partie. D’ailleurs, le Prophète صلى الله عليه وسلم nous a interdit de leur ressembler, ou de les imiter dans leur mœurs. Il est donc du devoir du musulman et de la musulmane de prendre garde à cela.
Il ne leur est pas permis de les aider en quoi que ce soit, car ce sont des festivités contraires à la loi religieuse.Il n’est donc pas permis d’y participer, ni de coopérer avec les organisateurs, ni de les aider en quoi que ce soit, serait-ce en leur proposant du thé, du café ou autre chose comme des ustensiles, etc…
A ce sujet, Allah – Glorifié soit-Il – a dit (traduction rapprochée) : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes, dur en punition ! » .
Or le fait de participer avec les mécréants à leurs festivités est une forme d’entraide dans le péché et la transgression".
[Fatwa de Shaikh ibn Bâz concernant l’interdiction de participer aux festivités des mécréants. (Voir Madjmû’ Fatâwâs wa maqâlât mutanawwi’ah vol.6 p.405)]
▪ Question : "Est-il permis à un musulman de consommer les repas préparés par les Gens du Livre (chrétiens et juifs) lors de leurs fêtes ? Lui est-il permis de recevoir leurs cadeaux à cette occasion ? Louanges à Allah"
Réponse : "Il n’est pas permis au musulman de manger des repas préparés par les Juifs et les chrétiens et les polythéistes dans le cadre de la célébration de leurs fêtes religieuses. Il ne lui est pas permis non plus de recevoir leurs cadeaux à cette occasion. Car ce serait les honorer et coopérer avec eux de manière à donner davantage d’importance à leurs rites, à diffuser leurs innovations et à partager leur joie au cours de leurs fêtes. Toutes choses qui pourraient nous conduire à adopter leurs fêtes ou à échanger des invitations ou des cadeaux lors de leurs fêtes et lors de nos fêtes à nous. Ce qui constitue une tentation et une innovation dans la religion (musulmane). Or il a été rapporté de façon sûre que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Quiconque introduit dans notre affaire (religion) une pratique qui lui est étrangère, la verra rejeter ». De même, il est interdit de leur offrir quoi que ce soit pour leurs fêtes.
[La Commission permanente, 22/398].
▪ Cheikh al-islam, Ibn Taymiya (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit : «Si quelqu'un offre aux musulmans un cadeau différent de ce qu'ils ont l'habitude de recevoir en la matière en d'autres périodes de l'année, son cadeau ne doit pas être accepté. Le rejet se justifie particulièrement quand le cadeau fait partie de ce qui est utilisé pour imiter les non musulmans. C'est le cas des bougies et objets pareils lors de la fête de Noël et des œufs, du lait et de moutons lors de la célébration du jeudi saint qui marque la fin de leur jeûne.
De même, il ne faut pas offrir un cadeau aux musulmans à cause de ces fêtes, en particulier les objets qui peuvent les aider à imiter les non musulmans comme nous l'avons déjà mentionné.
Il ne faut rien vendre au musulman qui puisse aider à imiter les non musulmans à l'occasion des fêtes de ces derniers, qu'il s'agisse d'aliments, de vêtements ou d'autres choses pareilles car cela reviendrait à aider à perpétuer des actes condamnables.»
[Extrait de Iqtidhaa as-sirat al-moustaquiim,p.227.]
▪ Ibn Taymiya (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : «Quant au fait pour les musulmans de vendre aux non musulmans lors de leurs fêtes des objets qui peuvent les aider à célébrer leurs fêtes comme de la nourriture, des vêtements, des plantes odoriférantes et d'autres articles pareils, ou les leur offrir, cela constitue une manière de les assister à célébrer une fête interdite. Ceci est fondé sur le principe selon lequel il est interdit de vendre aux mécréants du raisin ou du jus qu'ils puissent transformer en vin ou des armes qu'ils peuvent utiliser pour combattre un musulman.»
[Extrait de Iqtidhaa as-sirat al-moustaquiim,p.229]
▪ Ibn al-Qayyîm (rahimahu Allâh) a dit : « Quant aux félicitations lors des cultes propres aux infidèles, elles sont unanimement interdites. Il s’agit, par exemple, de les féliciter pour leurs fêtes et pour leur jeûne en disant « bonne fête » ou « joyeuse fête » ou d’autres expressions semblables. Si l’auteur de telles expressions ne tombe pas lui-même dans l’infidélité, il commet un acte interdit au même titre que la présentation de félicitations à quelqu’un qui se prosterne devant une croix.
C’est même plus grave auprès d’Allâh et plus détestable que de féliciter quelqu’un pour avoir bu de l’alcool ou tué une personne ou commis des rapports sexuels illicites, et autres.
Pourtant, nombreux sont ceux qui agissent de la sorte envers la religion et qui se comportent de cette façon tout en étant inconscient de la gravité de leurs actes.
Quiconque félicite une personne auteur d’un acte de désobéissance ou d’une innovation ou d’une mécréance, s’expose à la colère d’Allâh »
[Kitâb « Ahkâm Ahl udh-Dhimma » de Ibn al-Qayyîm, p. 153-154]
▪ Sheikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahu Llâh) a dit : « Les imiter dans certaines de leurs fêtes les rend contents de leurs pratiques vaines. Cette imitation peut même leur donner l’idée d’essayer d’attirer les faibles, quand une occasion propice se présente à eux . »
[« Iqtidhâ as-Sirât al-Moustaqîm Moukhalafat asshâb al-Djahîm »]