Prénom :
Qu'est ce que "Marwa" = مروة ?
➟ Pendant le Hajj, Faire sept fois la marche (420 m dans un long couloir attenant à la mosquée) entre Safâ et Marwah (saʿīy, سَعْيي, course ; effort ; recherche) en souvenir de l'errance d'Hajar (qu'Allah l'agrée) à la recherche d'eau pour Ismaël (alayhi salam). Puis boire à la source Zamzam. Ibrahim (alayi salam) vint avec elle et son fils Ismaël (alayi salam) qui la tétait encore, et la laissa près de la Maison, à côté d’un grand arbre, en amont de Zamzam, dans un endroit dominant la Mosquée.
A cette époque-là, il n’y avait à La Mecque ni personne ni eau. Il les installa donc là et leur laissa un sac en cuir contenant des dattes et une outre contenant de l’eau puis il prit le chemin du retour.
La mère d’Ismaël (alayi salam), le voyant partir ainsi, le suivi et lui dit : « Ô Ibrahim ! (alayhi salam) Ou vas-tu et comment nous laisse-tu dans cette vallée qui n’abrite ni être humain ni rien ? »
Cela, elle le lui dit plusieurs fois. Et comme il ne se retourna pas, elle l’interrogea : « Est-ce que c’est Allah qui t’a ordonné de faire cela ? »
- Oui, répondit-il
- Alors, dit-elle, Il ne nous abandonnera pas.»
Après quoi, elle retourna sur ses pas. Ibrahim (alayi salam) continua alors son chemin, et arrivé à un col où ils ne pouvaient le voir, il fit face à la Maison et prononça en ayant les mains levées, des invocations en ces termes :
رَّبَّنَا إِنِّي أَسْكَنتُ مِن ذُرِّيَّتِي بِوَادٍ غَيْرِ ذِي زَرْعٍ عِندَ بَيْتِكَ الْمُحَرَّمِ رَبَّنَا لِيُقِيمُوا الصَّلَاةَ فَاجْعَلْ أَفْئِدَةً مِّنَ النَّاسِ تَهْوِي إِلَيْهِمْ وَارْزُقْهُم مِّنَ الثَّمَرَاتِ لَعَلَّهُمْ يَشْكُرُونَ
« Ô notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [la Ka‘ba], - ô notre Seigneur - afin qu’ils accomplissent la Ṣalāt. Fais donc que se penchent vers eux les cœurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ? »
[Sourate 14 ; 37]
La mère d’Ismaël (alayi salam) se mit donc à allaiter son enfant et à boire de cette eau-là jusqu’au moment où toute l’eau s’épuisa. Après quoi, elle eut soif tout autant que son fils.
Elle le vit bientôt se tordre (où rouler selon une variante). Et pour ne pas voir son fils souffrir, elle s’éloigna, mais arrivé à As-Safâ’, la montagne la plus proche, elle y grimpa puis fit face à la vallée dans l’espoir de voir quelqu’un arriver.
Comme elle ne vit personne, elle descendit de as-Safâ’. Atteignant la vallée, elle souleva le pan de sa robe et couru, comme le ferait une personne épuisée, jusqu’à la limite de la vallée. A Al-Marwa, elle scruta (les alentours) dans l’espoir de voir quelqu’un venir, mais elle ne voyait personne.
Elle fit cela 7 fois.
A ce point du récit, ibn ‘Abbas (qu'Allah l'agrée) dit que le Prophète (عليه السلام) avait dit : « C’est en raison de cela qu’il y a la course des pèlerins entre les deux monts. »
Et, lorsqu’elle surplomba al-Marwa, elle entendit une voix.
« Silence ! » se dit-elle, et elle tendit l’oreille ; elle entendit la voix une seconde fois.
« Tu as été entendu, dit-elle à la source de la voix, voyons maintenant si tu peux nous secourir. »
Et, tout de suite, elle voyait à l’endroit du puit de Zamzam, l’Ange qui remua le sol avec le talon (ou, a-t-il dit, avec son aile), et bientôt l’eau jaillit.
Hajar (qu'Alah soit satisfait d'elle) se mit alors à retenir l’eau comme dans un bassin et à la prendre avec ses mains pour en remplir l’outre. L’eau jaillissait chaque fois qu’elle en puisait
Hajar (qu'Allah soit satisfait d'elle) but alors et allaita son enfant. L’Ange lui dit : « Ne craignez pas d’être perdus. Vous êtes à l’emplacement de la maison d’Allah que construiront cet enfant et son père. Allah ne fera pas perdre les siens.»