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2014-07-19T10:34:04+02:00

Apprenons 📖

Publié par Assia Zed

✰ •* ˚ La Prière de la Veillée = Tarawih = تراويح  ✰ •* ˚ :

Ce sont les prières quotidiennes du soir, exécutées après celle de la salat de l' Isha, pendant le mois de jeûne du Ramadan (à partir de la veille du premier jour du mois). 

► La prière de Tarâwîh (prière surérogatoire spéciale faite pendant le Ramadan) au cours du mois de Ramadan est une Sunna confirmée que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) observait pendant certaines nuits avec ses Compagnons puis fit exprès, pendant d’autres nuits, de ne pas les rejoindre de peur qu'elle soit confondue à la prière obligatoire. Ses Compagnons l'accomplissaient aussi bien de son vivant qu'après sa mort. L'observance de cette prière se poursuit jusqu'aujourd'hui. Quant au nombre de Rak`a de cette prière, aucun nombre précis ne fût confirmé, ce qui fit objet de controverse entre les Oulémas : les uns estimèrent qu'elle se constituait de vingt trois Rak`a, les autres dirent qu'elle comptait trente six Rak`a, certains estimèrent d'autres nombres inférieurs à ceux-ci, d'autres lui attribuèrent un nombre plus élevé. Les Compagnons (Qu'Allah soit satisfait d'eux), accomplissaient cette prière à l'époque de `Omar (Qu'Allah soit satisfait de lui), en vingt trois Rak`as, dans la mosquée du Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم). Quant au Prophète (صلى الله عليه وسلم), il n'excédait pas, pendant le mois de Ramadan ou dans un autre mois, les onze ou treize Rak`a, et n'a point imposé aux gens un nombre déterminé de Rak`a pendant la prière de Tarâwîh ou de Qiyâm (acomplir une prière facultative de nuit). Par contre, il incitait les gens à accomplir la prière nocturne, notamment pendant Ramadan. A cet égard, il (صلى الله عليه وسلم) dit :  "Qui fait les prières surérogatoires au mois de Ramadan (Tarâwiyyh) en pleine foi et conviction d'être récompensé ; ses péchés antérieurs lui seront pardonnés". [Rapporté par Al-Boukhari] Il n'a pas déterminé le nombre de Rak`a à faire car, en effet, ceci dépend de la nature même de ces Rak`a. L'Imam qui prolonge la prière accomplit un nombre restreint de Rak`a à l'instar du Prophète (صلى الله عليه وسلم). Celui qui tend à l'alléger par compassion à l'égard des gens, qu'il multiplie donc le nombre de Rak`a comme le firent les Compagnons à l'époque de `Omar (Qu'Allah soit satisfait d'eux). Il n'y a aucun inconvénient si le nombre de Rak`a de cette prière dépasse, lors des dix derniers jours du mois, le nombre de Rak`a accomplies lors des vingt premiers jours. Il n'y a pas d'inconvénient non plus si l'on répartit ces Rak`a en deux parties: la première à accomplir au début de la nuit tout en l'allégeant, comme on le fait durant les vingt premières nuits, et la seconde à faire vers la fin de la nuit en la prolongeant. C'est justement ce qu'on appelle "Tahadjod" (Prière facultative faite vers le dernier tiers de la nuit), et ce à l'instar du Prophète (صلى الله عليه وسلم), qui s'évertuait lors des dix derniers jours de Ramadan à accomplir des actes cultuels d'une manière plus intense par rapport aux autres jours du mois. En effet, dès l'arrivée des dix derniers jours de Ramadan, il s'apprêtait à s'appliquer avec zèle aux pratiques cultuelles, s'abstenait de tout rapport charnel (avec ses femmes), il passait les nuits en priant, éveillait ses femmes pour rendre culte à Allah, elles aussi, dans l'attente de "Laylat Al-Qadr" (la Nuit du Destin). Par conséquent, quiconque prétend donc qu’il ne faut pas multiplier les prières vers la fin du mois par rapport à ce que l’on accomplissait à son début va donc à l’encontre de la Sunna du Prophète (صلى الله عليه وسلم), que nos Salafs (pieux prédécesseurs) observaient à leur tour, à savoir : de s’appliquer avec zèle, au cours de cette période, à accomplir de longues prières nocturnes vers la fin de la nuit. Ceci dit, il nous incombe alors d’observer la Sunna du Prophète, (Salla Allah `Alaihi Wa Salam) et celle des Califes bien guidés qui le suivirent. Au lieu donc de détourner les musulmans d’accomplir la prière de Tarâwîh et de Qiyâm en leur brouillant l’esprit par des présomptions qui influencent négativement sur l’intérêt qu’ils accordent à accomplir le Qiyâm en Ramadan, il faudrait, à plus forte raison, les inciter à observer ces pratiques cultuelles puisées dans la Sunna du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

Qu’Allah vous accorde la réussite ; que l'éloge et le salut d'Allah soient sur notre Prophète Mohammad, sur sa famille et sur ses Compagnons.
[Fatwa Ibn Baz (rahima'o Allah), numéro (19854), (Numéro de la partie : 6, Numéro de la page : 83)]

► 'Abou Salama a demandé à `A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle) de lui décrire la prière de l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه وسلم) durant le mois de Ramadan. Elle répondit : "Il n'effectuait jamais plus de onze rak'as, ni pendant le Ramadan ni après le Ramadan. Il effectuait quatre. Ne m'interroge pas sur leur beauté et sur leur longueur. Puis, il accomplissait quatre autres, ne m'interroge pas sur leur beauté et sur leur longueur puis il accomplissait trois autres"
[Rapporté par 'Ahmad 6/73, Al-Boukhârî dans le livre de : (la prière d'At-Tahajjod)]

► Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) célébra la prière en public pendant trois nuits puis s’absenta au cours de la quatrième nuit et dit (en guise d’explication) : « Je crains qu’elle ne vous soit prescrite »

[Rapporté par Al-Boukhari, 872].

► « Mais je crains qu’elle ne vous soit prescrite et que vous soyez incapables de vous en acquitter »
[Rapporté par Muslim, 1271].
Aussi s’atteste-t-il que la prière des tarawih repose sur la pratique du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et que celui-ci a expliqué ce qui l’avait empêché de perpétuer sa célébration en public, à savoir la crainte de sa prescription.
Cette crainte disparut avec le décès du Messager
(صلى الله عليه وسلم) qui entraîna l’interruption de la révélation et l’impossibilité de nouvelles prescriptions. La dite crainte, qui constituait la cause du non maintien de la pratique, étant disparue, le caractère de pratique prophétique de la prière demeure.
[Voir ach. Charh al-mumti’ d’Ibn Outhaymine (rahima'o Allah), tome 4/p.78].
Aussi est-il inexact de dire que la prière des Tarawih ne constitue pas une pratique du Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) car elle en est une et le Prophète (صلى الله عليه وسلم) ne s’en était abstenue que par crainte de la voir transformer en obligation. Sa mort mit fin à cette crainte…
Abou Bakr (qu'Allah l'agrée) dont le califat ne dura que 2 ans était de surcroît absorbé par les combats qu’il livrait aux apostasiés… Quand Omar (qu'Allah l'agrée) arriva au califat et rétablit l’ordre musulman, il donna aux fidèles l’ordre de se rassembler pour célébrer la prière en question pendant le Ramadan comme ils l’avaient fait au début avec le Prophète (صلى الله عليه وسلم)
Omar (qu'Allah l'agrée) n’avait donc fait que restaurer une pratique prophétique (suspendue). Allah est le Garant de l’assistance.
► D'après Aïcha, (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « le Messager (صلى الله عليه وسلم) s’abstenait d’une pratique qu’il aimait par crainte que les gens l’adoptassent et qu’elle fût rendue obligatoire »
[Rapporté par Al-Boukhari, al djoum’a, 1060 et par Muslim, salat al-moussafirine, 1174].
► Ibn Taymiyya (qu'Allah l'agrée) le souligne ainsi : "Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a mentionné la cause ('illa) du fait qu'il ne soit pas sorti [pour accomplir les tarâwîh en groupe] : il craignait que cela soit décrété obligatoire. On comprend donc par là que le facteur poussant à sortir était présent, et que s'il n'y avait la crainte que cela soit décrété obligatoire, il serait sorti. Lorsque vint l'époque de Omar (qu'Allah l'agrée), celui-ci rassembla (les musulmans) sous la direction d'un seul récitant (qâri'), et la mosquée fut [pour cela] éclairée. (…) La sunna implique qu'il s'agit là d'une action pieuse s'il n'y avait eu la crainte que cela soit décrété obligatoire. Or cette crainte que cela soit décrété obligatoire a disparu avec la mort du Prophète (sur lui la paix). Ce qui empêchait a donc disparu"
[Iqtidhâ' us-sirât il-mustaqîm, p. 256].
Du propos de Omar (qu'Allah l'agrée) : "Si je rassemblais ces gens sous la direction d'un seul récitant, ce serait mieux", Ibn Hajar (qu'Allah l'agrée) relate ce commentaire : "Omar (qu'Allah l'agrée) a compris cela du fait que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a approuvé que des gens avaient accompli la prière avec lui pendant ces nuits, et que s'il n'avait pas aimé cela pour eux, c'était seulement par crainte que cela soit décrété obligatoire sur eux (…). Puis, lorsque le Prophète (صلى الله عليه وسلم) mourut, on fut à l'abri de cela. La majorité des ulémas ont incliné vers le propos de Omar (qu'Allah l'agrée) (…). Ibn Battâl (qu'Allah l'agrée) dit : "Accomplir le qiyâm du Ramadan [en groupe] est Sunna, car Omar (qu'Allah l'agrée) ne l'a pris que de la façon de faire du Prophète (صلى الله عليه وسلم), et le Prophète (صلى الله عليه وسلم) ne l'a [à un moment] délaissé que par crainte que cela soit décrété obligatoire""
[Fat'h ul-bârî 4/320]
► Ibn Qudâma (qu'Allah l'agrée) écrit : "Il est permis d'accomplir les prières facultatives (tatawwu') en groupe et individuellement, car le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a fait ces deux choses. La plupart des ses prières facultatives étaient accomplies individuellement ; (mais) une fois il l'a accomplie avec Hudhayfa (qu'Allah l'agrée), une autre fois avec Ibn Abbâs (qu'Allah l'agrée), une fois avec Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée), sa mère et un orphelin ; une fois il a dirigé une prière facultative pour ses Compagnons dans la maison de 'Itbân ; et pendant trois nuits il a dirigé la prière des nuits du Ramadan pour eux"
[Al-Mughnî 2/380].

► D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (صلى الله عليه وسلم)  est sortit une nuit de Ramadan et a vu des gens qui priaient dans un coin de la mosquée. Alors il a dit : « Que font ceux-là ? ».
Quelqu'un a dit : "Ô Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم)
! Ce sont des gens qui n'ont pas de Coran avec eux et Oubay Ibn Ka'b (qu'Allah l'agrée) récite et eux prient avec lui". Alors le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Ils ont bien agis » et il n'a pas détesté cela pour eux.
[Rapporté Ibn Nasr dans Moukhtasar Qiyam Leyl p 217 et authentifié par Cheikh Albani dans Salat Tarawih p 10]

► D'après Nu'man Ibn Bachir (qu'Allah l'agrée), nous avons prié avec le Prophète (صلى الله عليه وسلم) la 23e nuit de Ramadan jusqu'au tiers de la nuit, puis nous avons prié avec lui la 25e nuit jusqu'au milieu de la nuit, puis il a prié pour nous (comme imam) la 27e nuit au point au nous avons pensé que nous n'allions pas attraper le falah. À l'époque nous donnions au sahour, le nom de falah".
[Rapporté par Ahmed dans son Mousnad n°18402 et authentifié par Cheikh Albani dans Salat Tarawih p 11]

► D'après Joubeyr Ibn Noufeyr, Abou Dhar (qu'Allah l'agrée) a dit : "Nous avons jeûné avec le Prophète (صلى الله عليه وسلم) et il n'a pas prié pour nous jusqu'à ce qu'il reste 7 nuits du mois. Alors il a prié pour nous jusqu'à ce qu'un tiers de la nuit soit passé. Puis il n'a pas prié pour nous alors qu'il restait 6 nuits du mois. Puis alors qu'il restait 5 nuits du mois, il a prié pour nous jusqu'à ce que le milieu de la nuit soit passé". Nous lui avons alors dit : "Ô Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) ! Si tu nous faisais une prière surérogatoire pour le reste de cette-nuit ci ?
Le Prophète (que la bénédiction d'Allah et son salut soient sur lui) a dit : « Certes celui qui prie avec l'imam jusqu'à ce qu'il termine, il lui est écrit la nuit de prière complète ».
Puis il n'a pas prié pour nous jusqu'à ce qu'il reste 3 nuits du mois alors il a prié pour nous et a appelé sa famille et ses épouses. Alors il a prié pour nous jusqu'à ce que nous avons craint le falah. J'ai dit : "Qu'est-ce que le falah ?". Il répondit : "Le sahour".

[Rapporté par Tirmidhi n°806 qui l'a authentifié et il a également été authentifié par cheikh Albani]

► Q : Il est bien connu que la prière des Tarawîh a été initiée par `Umar Ibn Al-Khattâb — qu'Allah l’agrée —. Comment se fait-il alors que des gens citent des hadîths en faveur de la prière des Tarawîh en congrégation et disent que c’est une Sunnah ?
R :
Il est absolument faux de dire que la prière des Tarâwîh a été initiée par `Umar — qu'Allah l’agrée —. Elle a été initiée par le Prophète (صلى الله عليه وسلم
), mais il n’a pas continué à l’accomplir en congrégation. Face au zèle manifesté par la communauté et la grande affluence des croyants pour accomplir cette prière à la mosquée, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a craint que cette prière ne devienne obligatoire. Alors le Prophète (صلى الله عليه وسلم) l’a maintenue au rang de Sunnah.
`Umar Ibn Al-Khattâb — qu'Allah l’agrée — et d’autres Compagnons savaient cela pertinemment. Ils n’ont rien fait d’autre que de ramener les gens à la mosquée, sachant qu’il n’y avait plus aucun risque que cette prière devienne obligatoire car la révélation s’était achevée avec le décès du Prophète (صلى الله عليه وسلم)
. La communauté musulmane a fidèlement suivi les pas du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et des Califes Bien Guidés en préservant cette institution telle que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) l’a voulue.
Et Allah est le plus Savant.

[Sheikh Ahmad Kutty]

► Q : Le professeur a dit que la prière de Tarâwîh (prière surérogatoire spéciale faite pendant le Ramadan) ne s'accomplit pas en commun ?
R :
La Sunna concernant la prière de Tarâwîh consiste à accomplir cette prière nocturne en groupe comme l'avait fait le Prophète (صلى الله عليه وسلم)
certaines nuits du mois de Ramadan. En effet, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) avait dirigé les Compagnons dans la prière de Tarâwîh pendant trois nuits, et il ne sortit pas la quatrième nuit. Il avait dit :  "J'ai craint qu'elle ne vous soit prescrite..." Et pendant le règne (califat) d' `Omar ibn Al-Khattâb (Qu'Allah soit satisfait de lui), ce dernier vit des gens prier isolément et s'est dit alors : "Si je les réunissais plutôt autour d'un seul imam". Il ordonna alors à Oubayy de diriger la prière pour les gens, parce que la raison qui avait empêché le Prophète (صلى الله عليه وسلم) de continuer à diriger les gens lors de la prière de Tarâwîh était écartée. Les Compagnons (Qu'Allah soit satisfait d'eux) ont été unanimes sur ce qu'avait proposé `Omar (qu'Allah l'agrée) et ces derniers ont considéré cela comme une revivification d'une pratique (Sunna) du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et aucun des Oulémas de l'Islam, anciens ou contemporains, n'a contesté cela.
[Fatwa Ibn Baz (rahima'o Allah), numéro (17882), (Numéro de la partie : 6, Numéro de la page : 80)]

► Q : Nous avons beaucoup de mosquées. Certaines prient 13 rak’at, d’autres 20 rak’at. Certaines allongent la prière, d’autres la raccourcissent. Donc, quelle mosquée est sur la vérité sur laquelle était le Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui ainsi que sur sa famille- ?

R : Si vous pouvez prier dans une mosquée dans le milieu de la nuit ou dans le dernier tiers de la nuit, en y priant 11 ou 13 rak’at, comme cela est rapporté dans le hadith de ’Aïcha -qu’Allah l’agrée- : « Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) n’a jamais fait plus de 11 rak’at pendant ou en dehors de Ramadan. » 

Et il a aussi été rapporté : « 13 rak’at. » 

Et je conseille de retarder la prière de Tarawih dans le milieu de la nuit ou dans le dernier tiers de la nuit. Car, certes, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Celui qui a peur de dormir dans la moitié de la nuit, qu’il accomplisse le Witr au début de la nuit. Et celui qui souhaite se lever dans le milieu de la nuit, alors, qu’il accomplisse le Witr dans la fin de la nuit. Car, certes, des témoins assistent à la prière dans la fin de la nuit. »

[Rapporté par Muslim]

[NDT : concernant cette partie du hadith : « des témoins assistent », An-Nawawi a dit dans son explication du sahih Mouslim : « Et cela est meilleur car les Anges de la miséricorde y assistent. »] 
Et quand ’Omar (qu'Allah l'agrée) sortit et trouva Abou Ibn Ka’b (qu'Allah l'agrée) en train de diriger les gens en prière (pour la prière de Tarawih), il dit : « Quelle belle innovation ! Mais celle [la prière] pendant laquelle ils sont endormis est meilleure que celle qu’ils prient [maintenant].

[NDT : c'est à dire : Il voulait dire la prière de la fin de la nuit [est meilleure], alors que les gens veillaient à son début. comme le dit le rapporteur du hadith). »]
Donc, s’il peuvent aller à la mosquée dans laquelle est accomplit la sunnah, et qui veille le dernier tiers de la nuit ou après, et qui prie 11 rak’at, et qui la rallonge autant qu’ils le peuvent, car la prière de la nuit est une prière surérogatoire, elle n’est pas obligatoire. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم)
a dit : « Certes, quand je rentre dans la prière, j’ai envie de la rallonger, mais je la raccourcie quand j’entend un enfant pleuré par compassion envers sa mère. » 
Et le Prophète
(صلى الله عليه وسلم) a dit à Mou’adh (qu'Allah l'agrée) : « Souhaite tu être responsable d’un désordre (fitna) Ô Mou’adh (qu'Allah l'agrée) ?!!! » A cause de sa prolongation dans la prière ».

Et il a aussi dit : « Si une personne prie seule, qu’elle rallonge autant qu’elle veuille. Mais, s’il prie avec des gens, qu’ils allège (la prière), car il y a parmi eux les faibles, les malades et ceux qui ont des choses à faire. » 
Cela (le fait de ne pas prolonger dans la prière) concerne les prières obligatoires. Quant aux prières surérogatoires, elles ne sont pas obligatoires. La personne y prie ce qui lui est possible. Et il à le choix entre se reposer jusqu’aux prochaines rakat ou rentrer chez elle. Et s’il peut prier chez lui, cela est meilleur, car le Prophète
(صلى الله عليه وسلم) a dit, après avoir prié avec les gens deux ou trois nuits de Ramadan : « La meilleur prière pour l’homme est celle accomplie chez lui, sauf les prières obligatoires. » 
Même si certains disent : « Elle (Tarawih) est devenue une Sunnah fortement recommandée pour se différencier des chiites, car ils voient que la prière du Tarawih est une innovation. » 
Alors, nous ne sommes pas d’accord avec les chiites, mais nous voulons être en conformité avec le hadith du Prophète -paix et bénédictions d’Allah sur lui ainsi que sur sa famille-. 
Et si la personne craint de dormir ou qu’il soit occupée chez lui par ses enfants ou autre, alors, nous lui conseillons de sortir à la mosquée (avant d’aller dormir).

[Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i]

► Q : Et si je prie dans une mosquée où l’imam prie 20 rak’at. Est-ce que je prie avec lui les 20 rak’at conformément au suivi de l’imam ? Ou bien je prie avec lui 8 rak’at et je fais al witr seul puis je sors ? 

R : Je te conseille de prier 8 rak’at et de prier al-Witr seul. Suit la Sunnah ! Car, certes, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Priez comme vous m’avez vu prier. » 

[Cheikh Abou ‘Abdir-Rahman Mouqbil ibn Hâdi al Wâdi’i]

► Q : Est-il permis que le musulman accomplisse la prière du Tarawih à la mosquée et qu’ensuite il dirige la prière à sa femme chez lui ?
R : Cela est permis. Il lui est permis de faire cela s’il trouve en lui même de l’entrain٫ mais le mieux est de ne pas dépasser 11 ou 13 unités de prière. Et s’il n’est pas imam et qu’il délaisse la prière (du Tarawih) en commun car il compte faire des efforts avec sa femme, cela est une bonne chose, surtout s’il a l’intention de prier en fin de nuit٫ c’est même ce qu’il y a de mieux.
Il est rapporté dans l’authentique de Muslim que 'Omar (qu'Allah l'agrée) disait : « Ceux qui dorment pendant son accomplissement sont meilleurs que ceux qui y assistent »
Les savant ont expliqué cette parole en disant que ceux qui dorment pendant la prière du Tarawih au début de la nuit٫ et la prie en fin de nuit sont mieux que ceux qui la prie en début de nuit.
Évidemment cela est pour celui qui va vraiment être assidu à la prière en fin de nuit. Par contre, si la personne se promet de prier en fin de nuit et en réalité il y a de nombreuses fois où elle ne se réveille pas٫ le mieux pour elle est de prier avec les gens au début de la nuit. Et chaque personne sait ce qui lui convient le mieux.
Donc en résumé٫ si cet homme compte faire des efforts et prier dans à la fin de la nuit avec sa femme ou les gens de sa maison٫ cela est une bonne chose.
En précisant que les savants encouragent à prier avec les musulmans lorsqu’ils accomplissent une prière. Car en général le musulman se démotive٫ s’affaiblit٫ est touché par la paresse٫ à des occupations ou dort de sorte qu’il ne puisse pas profiter de ce mois pour passer son temps dans les œuvres pieuses. Et c’est pour cela que la prière de nuit a été légiférée en commun pendant le Ramadan. Pour aider les gens et les motiver à faire le bien. Et cela est ce qu’il y a de plus fréquent et Allah est plus savant.
Par contre si cet homme est imam et qu’il souhaite rassembler entre ces deux bonnes choses٫ le fait de diriger la prière des gens puis la prière de sa famille٫ c’est une chose permise. Il est certes rapporté authentiquement que Mou’adh, qu’Allah l’agrée, priait la prière d’al icha deux fois٫ il priait derrière le Prophète  (صلى الله عليه و سلم) puis dirigeait la prière aux gens de sa mosquée. Donc si cela est permis pour la prière d’al icha qui est une obligation, cela est d’autant plus permis pour une prière surérogatoire.
Et Allah est plus savant.
[Cheikh Abdullah Al Adani]

► Q : « Certaines personnes, si la prière du Tarawih ou du quiyam commence, attendent que l'imam soit en roukou' (inclinaison) pour rentrer dans la prière et font le roukou' avec lui. Est-ce que cet acte est correct ? Aussi, quand l'imam termine la première rak'a et se lève pour la deuxième, certaines personnes s'assoient et quand l'imam est proche du roukou', ils se lèvent et accomplissent le roukou' avec lui. Est-ce que cela est permis ? » 

R : « Concernant le fait que la personne retarde son entrée en prière avec l'imam jusqu'à ce que ce dernier dise « Allahou akbar » pour le roukou', c'est un comportement incorrect. 

Plutôt, je m'abstiens (de dire) si cette rak'a est valide ou non ? Car c'est un retard volontaire par lequel il lui est impossible de réciter la sourate Al-Fatiha, alors que la lecture de la sourate Al-Fatiha est un pilier (de la prière), et sa lecture ne peut être abandonner par l'imam, ni par ceux qui prient derrière l'imam, ni pour celui qui prie seul. 
Ainsi, le fait qu'il attende jusqu'à ce que l'imam soit en roukou' pour se lever et accomplir le roukou' avec lui et une erreur, sans aucun doute. Et c'est une très mauvaise chose pour sa prière, ou au minimum pour sa rak'a, car il se peut qu'elle ne soit pas valide. 
Par contre, qu'il rentre en prière en même temps que l'imam en étant assis, et que quand l'imam est sur le point de faire le roukou', il se lève et accomplit le roukou' avec lui, alors, il n'y a pas de mal. Car At-Tarawih est une prière surérogatoire, et quand le Prophète (alayhi salat wa salam) l’accomplissait et qu'elle lui était difficile, alors il la débutait assis, et récitait. Et quand il était proche du roukou', il se levait et récitait ce qu'il pouvait du Coran puis faisait le roukou'. 

Pareillement, s'il accomplit la rak'a avec l'imam et que l'imam se lève pour accomplir la deuxième rak'a, et que celui qui est derrière l'imam s'assoit, et quand l'imam est proche du roukou' dans la deuxième rak'a, il se lève et accomplit le roukou' avec l'imam. Il n'y a aucun mal dans tout cela. »

[Fatwa numéro 361 des fatawa de Cheikh Ibn 'Outheymine (rahima'o Allah)]

► Q : Pendant le mois de Ramadan, est-il mieux pour la femme de prier chez elle ou à la mosquée ?

R : Si elle est assez motivée pour prier chez elle٫ alors le mieux est qu’elle prie chez elle. Mais si elle se démotive et qu’elle est prise de paresse alors il n’y a pas de mal à ce qu’elle prie à la mosquée.
Le Prophète  (صلى الله عليه و سلم) a certes dit : « N’interdisez pas aux servantes d’Allah de se rendre dans les mosquées d’Allah. »
La femme se connaît mieux que quiconque. Et il faut que son mari ou son tuteur l’aide dans le bien. Si elle souhaite se rendre à la mosquée, il ne faut pas qu’il l’en empêche mais il doit l’astreindre aux règles de la religion. De la même manière, elle doit elle-même s’astreindre à ces règles. C’est-à-dire qu’elle doit sortir entièrement voilée, sans aucune parure ni parfum, sans faire de futilité et en évitant tout ce qui va en contradiction avec l’objectif qu’elle a en se rendant à la mosquée.

[Cheikh Abdullah Al Adani]

► Q : Quelle est la preuve pour l’invocation de clôture du Coran lors des prières du Tarawih, et quel est le mieux entre l’effectuer tout le temps ou la délaisser de temps en temps ?
R :
Il n’y a pas de preuve pour l’invocation en fin de lecture du Coran lors des prières du Tarawîh.
Cela n’a pas été rapporté du Prophète (صلى الله عليه وسلم)
ni de ses Compagnons d’après ce que je sais, ou à la limite on peut citer ce qui a été mentionné par Anas bin Mâlik (qu'Allah l'agrée) qui, lorsqu’il avait fini de lire le Coran, réunissait sa famille et faisait des invocations.
Mais pour ce qui est de faire cela durant la prière de nuit du Tarawîh je ne connais pas cela mais de nos jours les gens ont pris l’habitude de clôturer ou de lire ces invocations après avoir terminé la lecture du Coran.
Pour celui qui suit la personne qui est devant lui, il n’y a pas de mal [à le faire] mais quant à celui qui le fait de sa propre initiative, mon avis est qu’il ne doit pas le faire car ce qui n’a pas été affirmé du Prophète (صلى الله عليه وسلم)
ni de ses Compagnons, nous ne devons pas le pratiquer.
Et si l’imâm a fait en sorte de réciter la fin du Coran dans la prière du Witr et qu’il invoque après avoir terminé le Coran avec l’intention que cela fait partie du « Qunût », c’est une bonne chose. Le plus important est que n’a pas été rapporté du Prophète (صلى الله عليه وسلم)
ni de ses Compagnons qu’ils avaient l’habitude de clôturer le Coran avec ces invocations dans la prière du Tarawîh et ce qui n’a pas été confirmé, il n’y a pas de doute que le mieux est de le délaisser et de ne pas s’y habituer.
Mais suivre l’imâm dans cela est prioritaire à ne pas le faire et à sortir de la mosquée. D’ailleurs, l’imâm Ahmad (qu'Allah l'agrée) était d’avis que le Qunût lors de la prière du Fajr est une innovation et non une Sunnah, néanmoins, il disait que s’il était derrière quelqu’un (imâm) qui faisait ce Qunût lors de Salat ul-Fajr il le suivrait et espérerait à ses invocations. Et cela est une preuve que les pieux prédécesseurs et les imâms étaient d'avis que la concordance dans une chose où n’apparaît pas une désobéissance à Allah et Son Prophète (صلى الله عليه وسلم)
, même si c’est un sujet effort d’interprétation, est meilleure que la divergence.
[Fatwa de cheikh Otheimine (rahima'o Allah)]

► Q : Quel est l'avis religieux relatif à celui qui accomplit At-Tarâwîh (prière surérogatoire spéciale faite pendant le Ramadan) avant la prière d’Al-`Ichâ’ ? Réalise t-il ainsi la prière nocturne prescrite dans la Sunna ou pas ?
R :
La Sunna consiste à accomplir At-Tarâwîh une fois la prière d’Al-`Ichâ’ et la prière dite Râtiba (Prière surérogatoire régulièrement effectuée) qui la suit ont été effectuées. C'est ainsi que les musulmans ont toujours procédé.
Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

[Fatwa Ibn Baz (rahima'o Allah), numéro (20236)]

► Q : Les imams dans certaines mosquées récitent, durant la prière de Tarâwîh, de longues sourates ou des sourates de longueur moyenne après la sourate de l'Ouverture (Al-Fâtiha) dans la première rak`a, alors que dans la seconde rak`a, ils récitent, après la sourate de l'Ouverture, celle d' Al-'Ikhlâs (Monothéisme pur) et font cela continuellement. Cela est-il permis sachant qu'après toutes les quatre rak`as, ils récitent en groupe une invocation telle que " Allahoumma innaka '3affouwoun touhibbou l'3afwa fa'3fou '3anna " : (Oh Allah, Tu es certes Indulgent et Tu aimes le pardon, pardonne nous). Quel est l'avis de Votre Eminence sur cette façon de procéder ?
R :
Le mieux lors de la prière de Tarâwîh est d'entamer la récitation du Coran depuis le début puis de poursuivre sa récitation jusqu'à son parachèvement à la fin du mois comme le faisaient les compagnons (Qu'Allah soit satisfait d'eux). Mais si l'imâm se contente de ne réciter qu'une partie du Coran, cela est permis mais il ne convient pas de s'asteindre à ne réciter que certaines sourates spécifiques, en ne récitant que celles-ci. De même, il n'est pas permis de faire des invocations collectivement, toutes les quatre rak`ates, car cela est une innovation qui n'a aucune preuve, ni dans le Livre ni dans la Sunna.
Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

[Fatwa Ibn Baz (rahima'o Allah), numéro (18364), (Numéro de la partie : 6, Numéro de la page : 85)]

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