► Q : "Est-il permis au musulman de participer avec les chrétiens à leur fête, communément connue par "Noël", qui a lieu vers la fin de décembre ? Certaines personnes connues pour leur savoir assistent aux rassemblements des chrétiens lors de leurs fêtes et affirment que ceci est licite, est-ce correct ? Et ces personnes ont-elles une preuve religieuse de cette licité ?"
(Numéro de la partie : 2, Numéro de la page : 77)
R : Il n'est pas permis de participer aux célébrations des chrétiens, même si certains présumés savants y participent, parce que cela signifie d'augmenter leur nombre et de les aider à commettre le péché. Allah (Exalté soit-Il) a dit : {Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression}. Jusqu'à la fin du verset. [Sourate 5 ; 2]
Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
[Fatwa numéro (8848)]
La question 2 de la Fatwa numéro (5401)
► Q : "Est-il autorisé de manger de la viande des bêtes immolées à l'occasion des fêtes religieuses des mécréants comme la fête de Noël, ainsi nommée par les Juifs et les Chrétiens, si elles sont égorgées par un musulman, puis vendues dans les marchés ; peut-on, alors, en acheter ?"
R : Les sacrifices immolés à l'occasion des fêtes religieuses des mécréants, ou dans les endroits consacrés aux mécréants, sont interdites à la consommation et au commerce. Il fut rapporté par Abou Dâwoud, dans son recueil de hadiths : D'après Dâwoud ibn Rachîd, d'après Chou`ayb ibn Is-hâq, d'après Al-Awzâ`î, d'après Yahiya Ibn Abî Kathîr, que Abou Qilâba a dit : "J'ai été informé par Thâbit ibn Ad-Dahhâk que : Un homme, à l'époque du Messager d'Allah, avait fait un vœu
(Numéro de la partie : 22, Numéro de la page : 439)
de sacrifier une chamelle à Bwâna, alors il est allé annoncer au Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) : "J'ai fait un vœu de sacrifier une chamelle à Bwâna" Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a demandé : "Est-ce qu'il y a toujours un idole de l'ère préislamique ?" - Non, ont répondu les présents. - Est-ce qu'on y célèbre les fêtes de mécréants ? - Non. Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a répliqué : Exauce ton vœu. Par contre, pas d'acquittement de vœu, en matière de désobéissance à Allah, ni en ce que vous ne possédez pas avec une chaîne de transmission authentique.
Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
► Ibn al-Qayyîm (rahimahu Allâh) dit : « Quant aux félicitations lors des cultes propres aux infidèles, elles sont unanimement interdites. Il s’agit, par exemple, de les féliciter pour leurs fêtes et pour leur jeûne en disant « bonne fête » ou « joyeuse fête » ou d’autres expressions semblables. Si l’auteur de telles expressions ne tombe pas lui-même dans l’infidélité, il commet un acte interdit au même titre que la présentation de félicitations à quelqu’un qui se prosterne devant une croix. C’est même plus grave auprès d’Allâh et plus détestable que de féliciter quelqu’un pour avoir bu de l’alcool ou tué une personne ou commis des rapports sexuels illicites, et autres. Pourtant, nombreux sont ceux qui agissent de la sorte envers la religion et qui se comportent de cette façon tout en étant inconscient de la gravité de leurs actes. Quiconque félicite une personne auteur d’un acte de désobéissance ou d’une innovation ou d’une mécréance, s’expose à la colère d’Allâh »
[Livre « Ahkâm Ahl udh-Dhimma », p. 153-154].
► L'imam Ibn Qayim Al Djawziya (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit dans Ahkam Ahl Dhimma p 1245 : « Il n'est pas permis au musulman d'assister aux fêtes des mécréants par consensus des gens de science. Les juristes des quatre écoles juridiques ont explicitement mentionné cela dans leurs ouvrages ».
Et il a dit à la page 441 du même ouvrage : « En ce qui concerne les félicitations pour les rites spécifiques à la mécréance alors ceci est interdit par consensus des savants.
Comme par exemple le fait de les féliciter pour leurs fêtes et leurs jeûnes en disant: - bonne fête à toi - ou - félicitation pour cette fête - ou ce genre de paroles. Ces paroles, si la personne qui les a prononcé est sauvée de la mécréance, sont certes interdites.
Le fait de dire ces choses est comme le fait de féliciter celui qui s'est prosterné devant une croix et ceci est plus grave auprès d'Allah et le met plus en colère que de féliciter celui qui a bu de l'alcool, celui qui a tué une âme ou a pratiqué la fornication ».
► L'imam Ibn Hajar Al Haytami (mort en 973 du calendrier hégirien) a dit dans Al Fatawa Al Fiqhiya Al Koubra vol 4 p 238 : « Et parmi les plus mauvaises innovations le fait que les musulmans se conforment aux chrétiens dans leurs fêtes, ceci en imitant leur nourriture, en leur faisant des cadeaux ou en acceptant leurs cadeaux ».