✰ •* ˚ Les Règles du Jour de l'Aid : ✰ •* ˚ :
[Rapporté par Abû Dâwûd, 1134]
1. L’interdiction du jeûne :
Il est interdit de jeûner le jour de l’Aïd selon le hadith d’Abû Sa’îd Al-Khudrî (رضي الله عنه) dans lequel il rapporte que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a interdit de jeûner le jour de la rupture du jeûne et le jour de l’Al-Adhâ (Fête du Sacrifice).
[Rapporté par Muslim, 827]
2. Prendre un bain rituel (le Ghousl) :
Une des bonnes manières qu’il convient de respecter lors du jour de l’Aïd est de prendre un bain rituel avant de se rendre à la prière.
► Jâbir (رضي الله عنه) a dit : « Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) avait une cape qu’il portait le jour de l’Aïd et le vendredi. »
4. Le Takbîr, le jour de l’Aid :
C’est un des plus importants actes recommandés de ce jour. Ad-Dâraqutnî et d’autres ont rapporté que lorsqu’Ibn ’Umar (رضي الله عنه) sortait le jour de l’Aïd Al-Fitr ou de l’Aïd Al-Adhâ, il s’appliquait à faire le Takbir tout le long du chemin vers le lieu de prière et il continuait jusqu’à l’arrivée de l’imam.
[Rapporté par Daraqoutni n°1716 et authentifié par Cheikh Al-Albani dans Irwa Al Ghalil n°650]
{الله أكبر الله أكبر الله أكبر كبيراً}
[Rapporté par Al Bayhaqi dans Al Sounan Al Koubra n°6282 et authentifié par l'imam Ibn Hajar dans Fath Al Bari 2/462]
5. Assister à la prière de l’Aïd :
Se présenter à pied à la prière de l'Aïd dans la mesure du possible.
[Rapporté par Ibn Maja n°1295 et authentifié par Cheikh Albani]
La Tradition (Sunna) veut que la prière de l'Aïd se fasse à ciel ouvert et en dehors des mosquées. Participer à la prière avec les fidèles, il est recommandé aussi d'assister ultérieurement au sermon prononcé
Les femmes assistent à la prière de l’Aïd, Selon la sunna du Prophète (صلى الله عليه وسلم) tout le monde doit assister à la prière de l’Aïd et se comporter avec droiture et piété. La femme indisposée ne doit pas négliger le rappel d’Allah ni fuir les lieux où l’on se rassemble pour rechercher la science et évoquer Allah, à l’exception des mosquées.
6. Se féliciter mutuellement :
Les musulmans pourront échanger leurs vœux et peu importe la forme. Ils peuvent, par exemple, dire « Taqabbala-Allâhu minnâ wa minkum » = Qu’Allâh agrée nos bonnes actions et les vôtres.
{تقبل الله منا ومنك أعمالنا الصالحة}
► Jubayr Ibn Nufayr a dit : "Au temps du Prophète (صلى الله عليه وسلم) lorsque les musulmans se rencontraient le jour de l’Aïd, ils disaient « Taqabbala-Allâhu minnâ wa minka »"
[Rapporté par Ibn Hajar].
Se féliciter afin de souhaiter la bénédiction d’Allah à cette occasion, en employant le terme arabe « mabrouk » (مَبـْروك) n'est pas approprié car son sens n’exprime pas du tout la bénédiction.
Ce terme est tiré du verbe en arabe (بَرَكَ) qui désigne l’action du chameau de s’asseoir, de se mettre en position assise et de coller sa poitrine au sol.
(بَرَكَ) "mabrouk" est nommé en grammaire arabe : alismou lmaf'oul - الإِسْمُ المَفْعول : soit en français « celui qui subit l’action » ou « participe passif ».
Le sens de "mabrouk" indique donc la position assise au sol du chameau.
Le terme juste et correct est : "moubârak" (مُبارَك) tiré du verbe en arabe (بارَك) qui exprime le fait qu’Allah donne Sa bénédiction.
7. Changer de chemin en revenant du lieu de prière :
► Jâbir Ibn ‘Abdillah (رضي الله عنه) a rapporté que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) empruntait un chemin différent en revenant de la prière de l’Aïd.
[Rapporté par Al-Bukhârî].
8. Immoler une offrande (Aid al-Adhâ) :
► Il faut le faire après la prière de l'Aïd conformément à la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم) : «Quiconque immole avant la prière, doit refaire son sacrifice, et quiconque ne l'a pas fait, pourra le faire (après la prière). »
[Rapporté par Al-Bukhari, Muslim]
► Abû Buraydah rapporte qu’au jour de la rupture du jeûne, le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) ne sortait pas sans avoir mangé, et au jour du sacrifice il ne mangeait pas jusqu’à avoir sacrifié. »
9. Montrer sa Joie :
► Aïcha (رضي الله عنها) rapporte : "Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) entra chez moi, pendant que deux filles chantaient des chansons (sur la bataille de Bu'âth). Il s'étendit sur le lit en nous tournant le dos. Sur ces entre-faits, arriva Abû Bakr (رضي الله عنه) qui s'écria : "Des chants diaboliques dans la demeure du Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم)." Se tournant vers lui, le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) lui dit : "Laisse-les !" ; Puis, pendant qu'Abû Bakr (رضي الله عنه) n'y prenait point garde, je fis un signe aux deux filles qui sortirent."
Et dans une autre version, le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : "O ! Abû Bakr (رضي الله عنه), chaque peuple a ses jours de fêtes, or c'est notre fête aujourd'hui."
[Rapporté par Al-Boukhâri 949, 952. Muslim 892]
Ibn Hajar a dit : "Et de ce hadith, nous pouvons tirer : La légitimité de gâter les enfants durant les jours de fête et ce, par tout ce qui pourrait les rendre heureux et joyeux, car montrer sa joie (les jours de fêtes) est un symbole religieux"
[Fath al-Bârî 2/344]
► Q : "Les prières de l'`Aîd-Al-Fitr (La fête de la rupture du jeûne.) et celle d'Al-'Adha (La fête du Sacrifice) sont-elles obligatoires ou surérogatoires ? Quel péché commet celui qui les abandonne ?"
R : Les prières de deux fêtes (Al-Fitr et Al-'Adha) sont une obligation collective (Fard Kifâya) de sorte que si quelques-uns les accomplissent, le reste des fidèles en est dispensé. Certains savants ont dit qu'il s'agit d'une obligation individuelle (Fard `Ayn) qui pèse sur l'ensemble des musulmans à l'instar de la prière du Vendredi. Il ne convient pas à un croyant de les délaisser.
Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
[Fatwa numéro (9555) - Ibn Baz (rahima'o Allah]
► Q : "Quelle est l'invocation dans la prière de l`Aîd (la fête) ?"
R : Il n'y aucun mal à cela, c'est plutôt l'une des coutumes louables. En effet, le fait de réjouir un musulman qu'il soit petit ou âgé est recommandé par la charia purifiée.
Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
[Fatwa numéro (20195) ; (Numéro de la partie : 26, Numéro de la page : 348) - Ibn Baz (rahima'o Allah]
Dans la question qui a été soulevée, il y a de nombreux hadiths Marfou` (un Hadith narré d'après le Prophète (salla Allah 'alayi wa salam) avec une chaîne de narration continue ou discontinue) et des Athârs (Les récits rapportés d’après les compagnons du Prophète) arrêtés (mawqouf = qui ne remontent pas jusqu'au Prophète) dont :
1 - Le hadith rapporté par Zayd ibn Arqam (رضي الله عنه) : dans lequel il dit que Mou`âwiya ibn Abî Soufyân, qu'Allah soit satisfait de lui, lui a posé la question suivante : "Ya-t-il eu à l'époque du Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) deux `Aîds (fêtes) qui ont coïncidé le même jour ? Il répondit : Oui. Il lui dit : Comment avait-il fait alors ? Il lui a répondu : Il a dirigé la prière de l'`Aîd et il a autorisé les fidèles à assister ou pas à la prière du Vendredi, en disant : celui qui veut effectuer la prière qu'il vienne prier".
[Rapporté par Ahmad, Abou Dâwoud (1070), An-Nassâ`î (1591), Ibn Mâdja, Ad-Dârimî et Al-Hâkim dans son recueil "Al-Moustadrak" en rajoutant que ce hadith est un hadith qui a une bonne chaîne de narration (sahîh),]
(Numéro de la partie : 7, Numéro de la page : 117)
bien que les deux ne l'aient pas consigné, mais ce hadith a un hadith qui le renforce et conforme aux conditions définies par Muslim. Il a été approuvé en cela par Adh-Dhahabî. Et An-Nawawî a écrit dans son recueil "Al-Majmou`" : Sa chaîne de transmission est bonne.
2 - Le hadith qui le conforte est le hadith rapporté par Abou Hourayra (رضي الله عنه) dans lequel le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : "En ce jour, coïncident deux fêtes (le jour du vendredi qui tombe un jour de fête) ; celui qui le souhaite sera dispensé de la prière du Vendredi. Mais, nous autres allons l’accomplir".
3 - Puis le hadith d'Ibn `Omar (رضي الله عنه) dans lequel il a dit : Deux fêtes (celle de `Aïd et la prière du Vendredi) coïncidèrent au temps du Prophète (صلى الله عليه وسلم) ; après avoir présidé les gens en prière il dit : « Celui qui aime faire la prière du vendredi qu'il la fasse, et celui qui n'aime pas qu'il ne la fasse pas ».
4 - Le hadith rapporté par Ibn `Abbâs (رضي الله عنه) selon lequel le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : "Deux fêtes sont survenues en ce jour ; celui qui le souhaite sera dispensé de la prière du Vendredi. Mais, nous autres allons l’accomplir, In châa Allah"
5 - Moursal Dhakwân ibn Sâlih a dit : "Deux fêtes coïncidèrent du temps
(Numéro de la partie : 7, Numéro de la page : 118)
du Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) Le jour du Vendredi et le jour de l'`Aîd. Il dirigea la prière (de l'`Aîd) puis il fit le sermon et dit aux gens : Vous avez fait beaucoup de rappels et vous avez fait acquisition de beaucoup de biens; nous allons nous réunir (pour célébrer la prière du Vendredi), celui qui le désire peut rester - chez lui - et celui qui veut accomplir la prière du Vendredi qu'il vienne".
6 - D'après `Attâ` ibn Abî Rabâh, ce dernier a dit : "Ibn Az-Zoubayr a présidé à la prière le matin (de l'`Aîd) un jour où coïncidèrent la prière de l'`Aîd et celle du Vendredi. Puis nous nous sommes rendus (à la mosquée) pour célébrer la prière du Vendredi. Ce dernier ne nous a pas rejoints et nous avons célébré la prière du Vendredi sans lui. Ibn `Abbâs se trouvait alors à Taëf. Lorsqu'il fut de retour, nous lui avons mentionné ce qui c'était passé ; il nous répondit alors : Il a agi conformément à la Sunna".
7 - Dans le recueil de hadiths authentiques (sahîh) d'Al-Boukhârî (Qu'Allah lui fasse miséricorde) ainsi que dans le Mowatta' de l'imam Mâlik (Qu'Allah lui fasse miséricorde) d'après un hadith rapporté par Abou `Obayda, l'affranchi d'Ibn Azhar : Abou `Obayda a dit : "J'ai assisté à la célébration de la prière de l'`Aîd du temps de `Othmân ibn `Affân, c'était un jour de Vendredi. Il dirigea la prière avant de faire le sermon puis il dit lors du sermon : 'O vous les gens, aujourd'hui coïncident deux fêtes ; que celui qui, parmi les gens qui ont une famille en charge, veut attendre pour célébrer la prière du Vendredi qu'il attende alors et que celui qui désire rentrer chez lui, qu'il s'en aille, car il a mon autorisation'".
8 - D'après `Alî ibn Abî Tâlib (رضي الله عنه), ce dernier a dit - le jour où deux fêtes ont coïncidées - : "Que celui qui désire célébrer la prière du Vendredi, qu'il reste et que celui qui désire
(Numéro de la partie : 7, Numéro de la page : 119)
rester qu'il reste". Soufyân a dit : "Cela signifie qu'il reste "chez lui". Hadith rapporté par `Abd-Ar-Razâq dans le Mosannaf puis dans des termes semblables chez Ibn Abou Chayba.
Sur la base de ces hadiths attribués (marfou`) au Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) puis des propos relevés chez un grand nombre de compagnons (qu'Allah soit satisfait d'eux) et de ce qui a été décidé par la majorité des gens de science dans leur jurisprudence, le Comité a rendu les sentences suivantes :
1 - Il est permis à celui qui a pris part à la célébration de la prière de l'`Aîd de ne pas participer à la célébration de la prière du Vendredi, en accomplissant toute fois, à sa place, la prière de Dhouhr dès l'avènement du moment de la prière de Dhouhr. Mais s'il décide de célébrer la prière du Vendredi avec les autres fidèles, cela est meilleur pour lui.
2 - Cette autorisation ne s'étend pas à celui qui n'a pas assisté à la célébration de la prière de l'`Aîd. Ce dernier se doit de se diriger prestement à la mosquée afin d'effectuer la prière du Vendredi. Mais à défaut de trouver à la mosquée un nombre requis de personnes pour célébrer la prière du Vendredi, il lui reviendra dans ce cas d'effectuer la prière de Dhouhr.
3 - Il convient à l'imam attitré de se présenter à la mosquée à l'effet de célébrer, ce jour-là, la prière du Vendredi afin de permettre à ceux parmi les fidèles qui souhaitent célébrer cette prière ou à ceux qui n'ont pas pu assister à la prière de l'`Aîd, de le faire. A défaut de trouver le nombre requis de fidèles pour célébrer la prière du Vendredi, il convient à l'imam de diriger la prière de Dhouhr.
4 - Il convient à celui qui a assisté à la prière de l'`Aîd mais qui veut bénéficier de cette autorisation d'effectuer la prière de Dhouhr dès l'entrée en vigueur du moment de la prière de Dhouhr.
5 - Il ne convient cependant pas de faire l'Adhân (appel à la prière) dans la mosquée à moins d'y célébrer la prière du Vendredi, car il n'est pas légal de faire, ce jour-là, l'Adhân pour la prière de Dhouhr.
(Numéro de la partie : 7, Numéro de la page : 120)
6 - L'avis selon lequel celui qui a assisté à la prière de l'`Aîd est dispensé de la prière du Vendredi et celle de Dhouhr, n'est pas vrai. C'est pour cela que les Ulémas l'ont réfuté et l'ont taxé de faux et d'étrange, car ce dernier est d'une part en contradiction avec la Sunna et d'autre part, dispense, sans preuve évidente, les gens d'accomplir un acte obligatoire qu'Allah a décrété. Peut-être que les arguments tirés de la Sunna et des paroles des compagnons sur la question (autorisation de manquer la prière du Vendredi et de la remplacer par la prière de Dhouhr pour celui qui a assisté à la célébration de la prière de l'`Aîd), ne sont pas parvenus à l'oreille de celui qui a soutenu cet avis. Voilà et Allah Est Le Plus Savant.
Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons.
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Recueil de Fatwas sur la prière des deux fêtes
بسم الله الرحمن الرحيم Louange à Allah, Seigneur de l'univers. Que la prière et le salut d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad ainsi que sur sa famille, ses compagnons et...
http://daralhadith-sh.com/bibliotheque/fatwas/recueil-de-fatwas-sur-la-priere-des-deux-fetes/
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